Identification
- Chinois
- 木香
- Pinyin
- Mù Xiāng
- Traduction
- fragrance de bois
- Nom commun
- racine d’aucklandie, costus
- Nom latin
- Aucklandiae Radix (Radix Saussureae Lappae)
- Famille
- Asteraceae (Compositae)
- Espèces
- Aucklandia lappa Decne. (syn. Saussurea lappa C.B. Clarke) ; Dolomiaea souliei (Franch.) Shih (木香 chuan mu xiang) ; Inula helenium L. (土木香 tu mu xiang)
- Partie utilisée
- racine séchée
- Texte d’origine
- Shén Nóng Běn Cǎo Jīng 神農本草經 (Classique de la Matière Médicale du Divin Laboureur) au 2e siècle
Nature, saveurs et tropismes
- Nature : Chaud (溫 wēn)
- Saveurs : Piquant (辛 xīn), Amer (苦 kǔ)
- Tropismes : Vésicule Biliaire (胆 dǎn), Gros Intestin (大肠 dà cháng), Rate (脾 pí), Estomac (胃 wèi), Triple Réchauffeur (三焦 sān jiāo)
Actions principales
Promouvoit la circulation du Qi et arrête la douleur, règle le Qi intestinal et traite les dysenteries et diarrhées, tonifie la Rate et prévient la stagnation.
Actions, indications et tableaux cliniques
Promeut la circulation du Qi et arrête la douleur
Mù Xiāng est la substance de référence pour promouvoir la circulation du Qi de l’Estomac et des Intestins, réduire la distension et arrêter la douleur. Il est indiqué pour les schémas de stagnation du Qi de la Rate et de l’Estomac avec symptômes tels que manque d’appétit, sensation d’aliments bloqués dans l’estomac, douleurs ou distensions épigastriques ou abdominales, nausées et vomissements. Il est également utilisé pour la stagnation du Qi du Foie et de la Vésicule Biliaire avec douleurs, distensions ou sensations douloureuses dans les flancs.
Règle le Qi des Intestins et traite les dysenteries et diarrhées
Grâce à sa légère propriété astringente, Mù Xiāng est couramment utilisé pour traiter le ténesme, les dysenteries et les diarrhées. Il règle le Qi des Intestins, réduit les distensions abdominales et soulage les douleurs lors des syndromes dysentériques.
Tonifie la Rate et prévient la stagnation
Utilisé en association avec des herbes tonifiantes, Mù Xiāng en atténue les effets secondaires en empêchant leur nature grasse et obstruante de provoquer une stagnation. Il est particulièrement utile lorsque les fonctions de transformation et de transport de la Rate sont affaiblies.
Associations traditionnelles
Qi stagnant du Foyer Moyen
Tableau : Douleur épigastrique, distension, éructations ou vomissements
Association : Xiāng Yuán | Sū Gěng | Shā Rén
Faire circuler le Qi, harmoniser le Centre et soulager la douleur
Indications principales — repères cliniques
Stagnation du Qi digestif : Douleurs et distensions épigastriques et abdominales Manque d’appétit Sensation d’aliments bloqués dans l’Estomac Nausées et vomissements Éructations et flatulences Diarrhée ou constipation par stagnation du Qi
Dysenteries et troubles intestinaux : Dysenteries rouge-et-blanche Diarrhées avec ténesme Distension et douleurs abdominales lors des syndromes dysentériques
Stagnation du Qi du Foie et de la Vésicule Biliaire : Douleurs et distensions dans les flancs Goût amer en bouche Douleurs et distensions dues à l’obstruction du Qi du Foie et de la Rate
Autres indications : Indigestion avec stagnation de nourriture et douleurs abdominales Stagnation liée à l’usage prolongé de tonifiants Abcès intestinal avec douleurs abdominales
Posologie et préparation
- 3–10 g ; ajouter en fin de décoction.
Précautions et sécurité
Précautions et sécurité
Aromatique et mobilisant le Qi, Mù Xiāng doit être utilisé selon la différenciation du tableau. La règle imposant une dose ≤3 g en cas d’antécédent allergique n’est pas retenue à partir d’un cas isolé. Le statut CITES de la matière commercialisée doit être vérifié séparément selon l’espèce et l’origine du produit avant publication d’une affirmation réglementaire.
Commentaire
Dans le Běn Cǎo Gāng Mù, Li Shizhen décrit Mù Xiāng 木香 comme une drogue agissant sur la dynamique du Qi dans les trois foyers: il relie son emploi aux stagnations du Poumon dans le foyer supérieur, de la Rate dans le foyer moyen, ainsi qu’aux stagnations du Gros Intestin, de la Vessie et du Foie dans le foyer inférieur. Les sources permettent donc de conserver une fonction classique de régulation du Qi, en distinguant ces formulations textuelles des classifications modernes plus synthétiques.
